Traces romanesques dans le poème en prose québécois

Chercheur : Luc Bonenfant
Financement : FQRSC

On attribue généralement la narrativité du poème en prose à ses affinités avec les genres brefs. L’hypothèse de ce projet est que cette narrativité découle aussi d’un rapport que la poésie en prose entretient avec le genre « long » du roman. Envisagé du point de vue de son rapport au genre romanesque, le genre poétique en prose exhibe pourtant des complexités formelles, génériques et esthétiques qui sont au cœur de notre hypothèse : l’esthétique du poème en prose dénote une « tentation du roman  » dont le fonctionnement temporel du personnage reste l’indice le plus sensible. Le projet étudie cette question à partir de corpus qui la posent de manière différente, soit ceux de Jean-Aubert Loranger, d’Anne Hébert et de Joël Pourbaix.