TONUS. L'efficacité de la parole dans les sociétés posthistoriques

Chercheur : Pierre Ouellet

L'hypothèse de fond est que le ton ou le tonus du poème donne forme aux affects et aux percepts qui nourrissent la mémoire et l'imaginaire collectifs, bien davantage que le sens ou les idées véhiculés par les discours informatifs. Ainsi la parole poétique prend-elle en charge les tensions et les configurations sensibles les plus problématiques de la vie commune. En tant que parole « qui fait » (poïen : faire, produire, créer), elle « agit » sur la sensibilité collective et « façonne » l'espace public. Le projet mettra en lumière et à l'épreuve cette dimension pragmatique de l'action poétique à travers des performances, des publications, des rencontres entre écrivains, des séminaires-ateliers et divers événements publics.