Archéologie de la superstition : croyances, savoirs et littérature en France (XVIe-XVIIIe siècle)

Chercheure principale : Lucie Desjardins
Cochercheurs : Pascal Bastien (UQAM, Dép. d’histoire), Michel Fournier (U. d’Ottawa), Claude La Charité (UQAR), Éric Méchoulan (U. de Montréal)
Financement : CRSH

Le combat engagé contre la superstition fait partie de ceux qui inaugurent notre modernité. Parallèlement au processus de marginalisation des différentes formes de croyance, on en retrouve toujours de nombreuses manifestations qui attestent l’importance qu’on leur accorde et qui, sur une large échelle, contribuent à diffuser, pendant tout l’Ancien Régime, des compilations de récits dans lesquels revenants, loups-garous, sorcellerie, astrologie et pratiques magiques de tout genre occupent une part considérable. C’est en fonction de ce contexte que nous étudions les modes de constitution et de transmission des croyances et de leurs représentations. À partir de l’étude d’un vaste corpus de textes qui mettent en scène la superstition, la dénoncent ou la marginalisent, nous entendons :

  • Mettre en lumière des savoirs et des pratiques, des usages et des croyances qui ont contribué à façonner un imaginaire moderne.
  • Penser le rapport qu’une communauté entretient avec le passé, la culture, le rituel, la mémoire et la manière dont les savoirs « marginaux » se manifestent dans l’opinion et la littérature du XVIe siècle jusqu’au XVIIIe siècle.
  • Étudier les transferts culturels et les médiations entre croyance et culture sous l’Ancien Régime.