Zones de tensions : expressions de la conflictualité dans la littérature québécoise et canadienne (1981-2006)

Chercheurs : Simon Harel, Pierre Ouellet, Roxanne Rimstead (U. de Sherbrooke), Catherine Leclerc (U. McGill), Sherry Simon (U. Concordia)
Financement : FQRSC (Soutien aux équipes de recherche)

Cette équipe compte des chercheurs qui ont contribué, au cours des années 1980 et 1990, à l’exploration des phénomènes d’altérité et d’identité et au renouvellement des théories sur le sujet. Nous faisons valoir que nos paradigmes culturels contemporains doivent prendre en compte des zones de tension qui opèrent non seulement sur le plan du contenu, c’est-à-dire des représentations manifestes, mais aussi sur le plan de la forme et de la signification du conflit. La littérature offre à ce titre des lieux privilégiés de réflexion. Ce projet de recherche est original, car il ne se pose pas en réaction aux écoles du postcolonialisme, des études culturelles et du multiculturalisme qui l’ont précédé, mais s’appuie plutôt sur elles en proposant un paradigme d’analyse connexe, mais alternatif, qui s’avérera utile à toutes les disciplines. Nous étudierons cette mise en forme (en discours, en narration, en énonciation, en représentation émotionnelle) de la conflictualité avec comme motivation première de raffiner les outils d’analyse, souvent descriptifs, qui sont revendiqués lorsqu’il s’agit de circonscrire les formes imaginaires de la mondialisation. Nous avons choisi pour notre part de circonscrire dans le détail les marques formelles de ces expressions de la conflictualité. Conformément à l’objectif que nous nous fixons et aux compétences que nous avons développées, nous circonscrivons notre aire d’étude et retenons les manifestations littéraires d’œuvres québécoises et canadiennes de 1981 à aujourd’hui.

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