Nouvelles

Appel de textes : «Cahiers J.-M. G. Le Clézio», dossier «Habiter la Terre», Rachel Bouvet et Claire Colin (dir.)

Si la nature et les éléments naturels dans l’œuvre de J.-M. G. Le Clézio ont déjà fait l’objet de nombreuses études, justifiées par la richesse de ces thématiques dans l’œuvre de l’auteur, en revanche celle de l’environnement, et des responsabilités de l’homme vis-à-vis de lui, a fait pour l’heure l’objet de moins d’attention. Pourtant, J.-M. G. Le Clézio a éprouvé très tôt l’importance d’une conscience environnementale et a laissé entendre dans ses livres l’écho de questionnements liés à cet intérêt, faisant de lui dans la littérature française du XXe siècle l’un des premiers auteurs particulièrement concernés par la réflexion écologique. Ce numéro 10 des Cahiers J.-M. G. Le Clézio vise à susciter différentes réflexions sur la manière d’habiter la Terre en fonction de trois axes principaux :

1) Représentation de l’environnement et de la relation entre l’Homme et la Terre dans
 l’œuvre de Le Clézio;

2) Le Clézio et la pensée écologique;

3) Le mouvement écocritique et les questions de réception.

Les propositions, à envoyer à l’adresse klrcolin@gmail.com pour le 31 octobre 2015, doivent contenir un résumé (200-250 mots), une bibliographie, un titre et une notice biobibliographique (environ 5 lignes).

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Conférence «Le moderne à l’épreuve de l’hétérogène ou Du bon usage des catégories lexicales dans les études littéraires» de Lucie Robert

Lucie Robert, professeure au Département d’études littéraires et membre du CRILCQ à l’UQAM, sera la conférencière d’honneur lors du Colloque annuel de l’Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ). Sa conférence, intitulée « Le moderne à l’épreuve de l’hétérogène ou Du bon usage des catégories lexicales dans les études littéraires », aura lieu le dimanche 31 mai 2015, à 11 h, dans la salle SMD 425, du pavillon Simard (60, rue Université), de l’Université d’Ottawa.

Argument
Pratique moderne, conçue par des sociétés élitaires, l’histoire littéraire a-t-elle encore une fonction dans nos sociétés postmodernes qui remettent en question l’existence même du Sujet collectif (Littérature, Nation)? Telle qu’elle se présente à l’époque contemporaine, la déconstruction du sujet historique est le plus souvent celle d’un sujet déjà historicisé, celle d’une Littérature déjà fortement instituée. La Littérature ne se définit plus comme une unité dont un des caractères serait son identité nationale; les œuvres sont prises une à une, insérées dans des ensembles transversaux définis par des problématiques éclatées, à moins qu’elles ne s’insèrent désormais dans des ensembles qui reconfigurent autrement les problématiques identitaires. Qu’advient-il des Sujets qui ne sont pas encore advenus à l’histoire, dont la reconnaissance est toujours et encore problématique, et qui, de ce fait, se trouvent exclus de la pensée? Entre la Littérature nationale, les littératures régionales et l’atomisation des œuvres, lues une à une hors des grands ensembles, indistinctement, y a-t-il un salut? Telles sont quelques-unes des questions qui serviront de point de départ à cette conférence dont l’enjeu est de réfléchir à la pertinence de parler encore de « Littérature québécoise » ou de « Littérature canadienne » et, s’il y a lieu, de réfléchir à la manière d’en parler – ce qui engage une posture de nature éthique autant qu’esthétique.

Programme

Acfas colloque 309 «Transformations du récit de filiation au Québec et en France»

Les 27 et 28 mai 2015 se tiendra le colloque Transformations du récit de filiation au Québec et en France, organisé par Katerine Gosselin et Thuy Aurélie Nguyen de l’Université du Québec à Rimouski, dans le cadre du 83e Congrès de l’Acfas.

Ce colloque veut revenir sur une catégorie de récits contemporains définie récemment par la critique universitaire, soit le récit de filiation. Les travaux de Viart (2008), Demanze (2008, 2009) et Lapointe (2009, 2012) ont permis de situer cette nouvelle catégorie de récits dans un « renouvellement des écritures de l’intime ». Les récits de filiation contemporains se présentent ainsi comme une investigation dans laquelle le sujet contemporain « se construit dans le détour de l’autre, en assimilant à l’intérieur de soi la communauté des ascendants » (Demanze et Lapointe, 2009). Ce colloque veut poursuivre et élargir l’étude des récits de filiation contemporains par la prise en compte d’un plus vaste corpus, défini selon de nouveaux critères. Cinq ans après la parution des principaux travaux sur les récits de filiation français et québécois, il paraît nécessaire de réévaluer, à la lumière des parutions récentes, l’état des lieux produit alors. Au Québec et en France, plusieurs romans, comme La ballade d’Ali Baba de C. Mavrikakis (2014) ou Ceux qui reviennent de M. Desbiolles (2014), semblent porter un regard renouvelé sur la filiation qui s’éloigne de l’enquête pour se déployer dans la fiction. Ce que Viart a appelé le « silence des pères » devient dès lors un prétexte pour investir le passé par l’imaginaire, aux limites du fantastique, brouillant les frontières entre les espaces et les générations. Cet éclatement des frontières spatio-temporelles nous amène à interroger également l’hybridation esthétique du récit de filiation contemporain. Celui-ci se déploie en effet dans différentes pratiques, notamment dans le théâtre, la bande dessinée et le cinéma, comme A. M. Parent et K. Schwerdtner l’ont souligné dans un numéro récent de Temps zéro (2012). Ce colloque s’assigne ainsi l’objectif de réinterroger la catégorie critique du récit de filiation au regard des transformations récentes du genre et de ses appropriations par une pluralité de formes artistiques narratives.

Le colloque aura lieu dans la salle D520 de l’Université du Québec à Rimouski (300, allée des Ursulines).

Programme