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Rencontre internationale «Puissances symboliques et fabulations mythiques dans les imaginaires sociaux. Mythanalyse et anthropoïétique»

Les 22, 23 et 24 avril 2015 aura lieu une rencontre internationale intitulée Puissances symboliques et fabulations mythiques dans les imaginaires sociaux. Mythanalyse et anthropoïétique, organisée par Pierre Ouellet, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique, et Hervé Fischer.

Mercredi 22 avril, 17 h 30 à 19 h
Lancement et lecture d’extraits de l’essai Accueillir la vie nue face à l’extrême qui vient de Paul Chamberland suivi de la lecture d’inédits par Luc Dellisse, Guillaume Asselin, Didier Coste, Filippo Palumbo et Jean-Pierre Vidal
Lieu : Médiathèque littéraire Gaëtan-Dostie (1214, rue de la Montagne; métro Peel ou Lucien-L’Allier)

Jeudi 23 avril et vendredi 24 avril, dès 9 h
Colloque Puissances symboliques et fabulations mythiques
La formation des imaginaires sociaux n’est pas seulement tributaire des idéologies et des doxologies, comme on l’a cru trop souvent tout au long de notre modernité. Elle dépend également des mythologies les plus enfouies, qui en constituent le contenu latent ou la forme en puissance, généralement refoulés ou passés sous silence mais que l’art et la littérature révèlent avec force tout en les transfigurant. Nous interrogerons les formes et les contenus narratifs de ces mythes et des rituels, icônes ou idoles qui en découlent, dont la figure, la structure ou la dynamique continuent de façonner l’imaginaire social contemporain, confronté à la fois à une surabondance de signes ou de sens et à un vide symbolique où l’insensé et l’insignifiance semblent s’imposer. Les formes d’énonciation, la performativité et l’efficience symbolique des productions discursives, plastiques ou médiatiques qui ont suivi la fin des grands récits, des idéologies et de l’humanisme classique, pour ne pas dire de l’Histoire tout court, nous permettent en effet de mieux comprendre les nouveaux régimes de temporalité qui se dégagent des dernières décennies, où le caractère immémorial et ancestral du Mythe supplée pour une large part au sentiment de deuil ou de perte face au passé récent et d’incertitude ou d’inquiétude face au futur immédiat.
Avec Pierre Ouellet, Hervé Fischer, Jean-Pierre Vidal, Didier Coste, Christian Gatard, Luc Dellisse, Antoine Volodine, Guillaume Asselin, Filippo Palumbo, Éric Clémens, Alexandre Prstojevic, Alain Fleischer, Matthieu Brouillard, Magali Uhl, Christian Saint-Germain, Sylvie Dallet, Yannick Lebtahi, Jean Delsaux, Pascale Weber et Maxime McKinley
Lieu : Maison Ludger-Duvernay (82, rue Sherbrooke Ouest) 

Jeudi 23 avril, dès 19 h
Musiques, lectures et performances avec : Trio Fibonacci (compositeur : Maxime McKinley), Antoine Volodine, Hantu (Pascale Weber et Jean Delsaux), Éric Clémens, Christine Palmiéri et Mariza Rosales-Argonza, François Gagnon et Pierre Ouellet, ainsi que Alain Fleischer
Lieu : Chapelle historique du Bon-Pasteur (100, rue Sherbrooke Est)

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Lancement-table ronde-projection du magazine culturel «Spirale»

Vous êtes invité-e-s au lancement du numéro que le magazine Spirale consacre aux nouvelles formes de racisation, intitulé « Stigmate-machine : altérisation et racisation par le haut ». Ce lancement aura lieu au Bar salon de la Cinémathèque québécoise (335, boul. de Maisonneuve Est; métro Berri-UQAM) le 23 avril 2015, dès 17 h.

Le lancement sera accompagné d’une table ronde portant sur « Antiracisme et cinéma ». Il sera question, avec Vincent Romani (UQAM), d’orientalisme contemporain et, avec Djemaa Maazouzi (Université Lille 3), des médiations par lesquelles le cinéma est en mesure de lutter contre le racisme.

Vous êtes invité-e-s aussi à une série d’activités qui se tiendront à la Cinémathèque québécoise, du 22 au 24 avril 2015, sous le signe de l’antiracisme.

Ces activités comprennent essentiellement un cycle de films, rares ou jamais projetés au Québec, dont :

  • l’introuvable et inoubliable Chronique des années de braise de Mohammed Lakhdar-Hamina (Algérie, 1975, 175 min., VOSTA);

  • pour la première fois à Montréal : Les marcheurs : chronique des années beurs de Samia Chala (France, 2013, 52 min., VOF);

  • et, pour la première fois ici en version originale avec sous-titres français, Concerning Violence de Göran Ollson (Suède, 2014, 89 min., VOSTF).

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Séminaire Écritures numériques et éditorialisation : «Faire œuvre à l’époque du numérique»

La cinquième séance du séminaire Écritures numériques et éditorialisation aura lieu le jeudi 23 avril 2015, à 11 h 30, au Centre de recherche Interdisciplinaire sur les Technologies Émergentes (CITÉ : porte V-13-1 du pavillon Roger-Gaudry – 2900, boul. Édouard-Montpetit) de l’Université de Montréal (en duplex avec Paris, 17 h 30 – à la salle Triangle du Centre Pompidou).

Thème de la séance : Faire œuvre à l’époque du numérique

Le web semble mettre profondément en question le concept d’auteur tel que nous le connaissons depuis quelques siècles. L’assimilation du copier-coller, de l’hypertexte dans l’écriture courante, et plus généralement les nouvelles formes d’éditorialisation, mettent en avant le travail collaboratif et tendent à affaiblir le sens de la signature. La réception d’un contenu est ainsi davantage liée à la plateforme qui le diffuse, plutôt qu’à la personne qui l’a créé. Des expressions comme « j’ai trouvé cette information sur Google » ou encore « sur le web » démontrent un changement de la perception des dispositifs de légitimation d’un contenu.

De la même manière, les chercheurs eux-mêmes intègrent des logiques de partage et de co-élaboration de résultats qui ne favorisent pas la réalisation d’une œuvre propre, valorisable en tant que telle par un individu. Le chercheur se présentera et se définira alors davantage à travers l’agrégation de ses activités, participations et collaborations, souvent publiées ou communiquées en tant que work-in-progress et échappant à la validation scientifique.

Dans ce cadre, qu’en est-il du concept d’œuvre en tant que production cohérente d’un individu – ou d’un groupe de chercheurs? Comment penser les notions de « plagiat », de « copie » ou d’« originalité »? Quels sont les nouveaux vecteurs de reconnaissance qui permettent malgré tout aux individus de faire œuvre?

Avec

Anthony Masure : Designer et enseignant-chercheur en design graphique et numérique, il a soutenu récemment sa thèse sur le « design des programmes » à l’Université Paris1 Panthéon-Sorbonne.

Benoit Bordeleau : Présentement inscrit au doctorat en Études littéraires à l’UQAM, il a fait paraître en novembre 2012 le récit Au détour de l’habitude dans la collection « Éclats » de La Traversée.

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